Avent 2018

Vidéo Avent dans la Ville 2018

Le rire est un don de Dieu, par Jean-Marie Bigard

Dans cette 3e vidéo, le fameux humoriste nous parle de la prière : « les prières servent la gloire de Dieu, la paix et l’amour entre les hommes » et du rire qui est un don de Dieu, du rire missionnaire.

La joie de Dieu à Noël par Jean-Marie Bigard

« La joie de Noël, c’est Dieu qui descend dans le cœur des hommes. En présence de ce bébé dans la crèche, on se sentait rempli de joie… ».

C’est ainsi que l’humoriste Jean-Marie Bigard nous parle cette semaine de la joie qui est un don de Dieu. Il nous explique comment la joie est l’antidote contre le péché : « Cette joie dissout le mal ».
Dans ce deuxième entretien, après son bouleversant témoignage sur l’amour de Dieu vendredi dernier, il nous propose d’être des artisans de joie pour contribuer au Salut du monde.

Interview du frère Jean Druel

Le Frère Jean Druel a 46 ans. Il est dominicain depuis 1993. Il rêvait de partir au Japon, ses supérieurs l’ont envoyé en Egypte ! Il est devenu aussi égyptien que les cairotes, parlant parfaitement l’arabe dialectal. Il parle huit autres langues, il est Docteur en islamologie, spécialiste de la grammaire des chiffres… Il est directeur de l’IDEO depuis 2015, l’Institut Dominicain d’Etudes Orientales, qui étudie les premiers siècles de l’Islam. L’IDEO possède la plus riche bibliothèque concernant l’islam de tout le Moyen-Orient !

Le fr. Jean Druel a publié trois livres aux Editions du Cerf : Speed dating avec Dieu I et II et Je crois en Dieu, moi non plus !

Frère Jean, comment t’est venue l’idée de donner la parole aux femmes de la Bible sur la joie d’être enceinte ?
En pensant au thème de la joie liée à Noël, j’ai d’abord pensé à la joie de la naissance, et je me suis dit que pendant l’Avent, c’est surtout la joie d’être enceinte qui devait nous habiter. Puis j’ai immédiatement pensé que c’est une joie que je ne connaîtrai jamais ! Quelle est cette joie ? En quoi consiste-t-elle ? Est-ce toujours une joie ? Chaque femme doit vivre cette joie de manière différente. Et pour trouver des réponses à mes questions, je me suis tourné vers des femmes que tout le monde connaît, des femmes qui font partie de l’histoire commune de l’humanité. Des femmes de la Bible.


frère Jean DruelComment as-tu fait pour te mettre dans la peau d’une femme, de femmes qui ont vécu il y a des milliers d’années ?
J’ai relu leurs histoires, je les ai méditées, je me suis imaginé les situations qu’avaient connu ces femmes, selon ce que la Bible nous en dit. Et j’ai laissé courir ma plume, je leur ai demandé de me raconter leur vie ! Ensuite, j’ai réécrit, pour que cela corresponde au format de l’Avent dans la ville. Pratiquement, j’ai essayé d’imaginer ce que cachait chaque détail du texte et de reconstruire une histoire plausible qui puisse parler à des hommes et des femmes d’aujourd’hui. Ces femmes ont une portée universelle.


Pourquoi dans la Bible la joie d’une future naissance est-elle souvent présentée dans un contexte de bouleversement d’une destinée (femmes stériles, femmes en butte avec l’adversité…) ?
Tout d’abord, parce qu’une naissance, c’est le bouleversement d’une destinée ! Ensuite, parce que les histoires simples et heureuses ne se prêtent pas à la narration. Ce qui se prête à la narration, ce sont les histoires bouleversantes, difficiles, inattendues. Ce sont ces histoires compliquées qui nous intéressent, car elles correspondent à des situations limites, des situations où nous avons besoin d’aide. Je crois que ces femmes peuvent nous aider à regarder le monde autrement, et à vivre mieux, en paix avec Dieu et avec nous-mêmes. Elles peuvent nous donner la vie.

Venez divin Messie

Chers retraitants,

L’une des joies de Noël, c’est de reprendre ces cantiques traditionnels que les chrétiens entonnent de tout leur cœur depuis des décennies : « il est né le divin enfant », « les anges dans nos campagnes »…

Plus particulièrement pour cette semaine de l’avent, c’est le moment d’entendre « Venez divin Messie », dont les paroles furent composées par un jésuite et un dominicain dans les années quarante.

Rien ne nous empêche d’entonner le refrain avec les petits chanteurs de St Ferdinand des Ternes : « Viens Seigneur, nous rendre espoir et nous sauver  » !

A voir leurs sourires, les petits chanteurs ont confiance : il vient, le divin messie ! Viens dans nos vies, Seigneur pour nous donner la joie et la paix ! Oui, ils y croient ces enfants ! Ils chantent de tout leur cœur et cette foi se traduit en beauté.

Comme l’écrit Saint Augustin : « La louange de celui qu’on veut chanter, c’est le chanteur lui-même. Vous voulez dire les louanges de Dieu ? Soyez ce que vous dites. »

Bonne semaine !

frère Philippe Verdin

Pierre Claverie et ses dix-huit compagnes et compagnons martyrs en Algérie béatifiés aujourd’hui

Pierre Claverie, dominicain, évêque d’Oran, a été assassiné le 1er août 1996 par un attentat à la bombe qui a également fait une jeune victime algérienne, Mohamed Bouchikhi. Pierre Claverie était visé par les islamistes à deux titres : il représentait à leurs yeux un concurrent religieux mais surtout, il incarnait une parole libre qui n’a cessé, avec courage, de dénoncer la dérive meurtrière de la xénophobie et de la violence religieuse.

Pierre Claverie

 

«Quelle abominable lâcheté chez ces tueurs de l’ombre ! Que l’on me prenne pour cible, je comprendrais : évêque, je représente peut-être aux yeux de certains une institution honnie et dangereuse. J’ai toujours défendu publiquement ce qui me paraissait juste, vrai, ce qui favorisait la liberté, le respect des personnes, spécialement des petits. J’ai milité pour le dialogue et l’amitié entre les gens, les cultures, les religions. Tout cela mérite probablement la mort et je suis prêt à en assumer le risque. Ce serait même un hommage que je rendrais au Dieu en qui je crois.»

 

 

Pierre Claverie est béatifié aujourd’hui comme martyr. L’Eglise reconnait en lui un exemplaire témoin du Christ.Pierre Claverie
Avec lui, les sept moines de Tibhirine ainsi que onze religieuses et religieux, soit 2 espagnoles, une tunisienne, un belge et 14 français, qui s’étaient mis au service du peuple algérien au nom de la charité, sont béatifiés en la fête de L’Immaculée Conception. Leur exemple nous invite à choisir l’amour, à dissoudre la haine en nous, à témoigner avec le Cantique des cantiques que « l’amour est plus fort que la mort. »

frère Philippe Verdin, op