Matthieu pas à pas

Vidéo Matthieu pas à pas

Œuvres de miséricorde corporelle

Honorer les corps

Il y a 2000 ans, un dimanche matin, des femmes se rendent au tombeau avec des aromates pour honorer le corps d’un mort, celui de Jésus. Un geste vieux comme le monde. Et ainsi naissait la foi qui nous sauve. A Lille aujourd’hui, des hommes et des femmes honorent le corps de morts dont personne d’autre ne se souvient. Et ainsi, c’est à toute l’humanité qu’ils rendent honneur.

« J’étais en prison, tu es venu jusqu’à moi. » (Mt 25, 36)

Visiter les malades, passe encore, mais les prisonniers ? Pourquoi Jésus nous demande cela ? Peut-être parce que lui aussi a été prisonnier, pendant sa passion. Peut-être aussi parce que nous sommes tous prisonniers de quelque chose et que visiter les prisonniers nous libère. Adolfa et Marie-Claude nous donnent une piste de réponse.

« J’avais faim et tu m’as donné à manger. » (Mt 25, 35)

Au désert quand le peuple a faim, Dieu lui envoie la manne. Il montre qu’il est un Dieu proche de son peuple. Quand elle distribue des repas, Sœur Marie-Jo fait l’expérience de cette proximité de Dieu pour les hommes : « ça nous a rendus proches des gens » témoigne-t-elle. L’espace fraternité, une initiative essentielle qui humanise donateurs et bénéficiaires à découvrir en image.

« J’étais malade et tu m’as visité. » (Mt 25, 36)

Qui n’a jamais été malade ? Au fond du lit avec 39 de fièvre. Affaibli au point de ne pouvoir se lever. Quelle joie alors de recevoir une visite, un sourire, une parole fraternelle. C’est comme un potion magique qui redonne instantanément vigueur et joie au cœur.

Jésus a raison de nous inviter à visiter les malades. Pour eux et pour nous. Avec Caroline, rendons visite à Jacqueline en image et puisons la force de faire de même.

 

« J’étais un étranger et vous m’avez accueilli. » (Mt 25, 35)

Heureusement il y a des personnes qui accueillent les étrangers. Sinon qu’aurait fait Abraham quand il a quitté son pays pour répondre à l’appel de Dieu* ? Quelle place auraient trouvé Joseph, Marie et Jésus quand ils ont fui en Égypte** ? Oui, c’est possible : en image, le récit d’Amir, Linda et leurs enfants accueillis par Alex, Amandine et leurs enfants.

* Livre de la Genèse, chapitre 12, verset 1.
** Évangile selon saint Matthieu, chapitre 2, verset 14.

« J’avais soif et tu m’as donné à boire. » (Mt 25,35)

« Donne-moi à boire* » demande Jésus à une femme de Samarie à côté du puits de Jacob. Il est midi, le soleil est au zénith, la marche a été longue. Mais finalement, c’est lui, Jésus, qui étanche la soif de la femme « l’eau que je te donnerai deviendra en toi source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » Chaque lundi matin, dans La maison du 60, on boit le café et on parle. Une initiative simple pour apaiser nos soifs cachées.

* Évangile selon saint Jean, chapitre 4, verset 7.
J’avais soif

« J’étais nu et tu m’as habillé. » (Mt 25, 36)

Dans le livre de la Genèse, Dieu le premier donne une tunique de peau à Adam et Ève alors qu’ils étaient vêtus de feuilles de figuier. Il les revêt d’une dignité propre à toute personne humaine. Jésus veut cette dignité pour chacun et c’est pourquoi il nous invite à partager nos vêtements. Découvrez dans cette vidéo comment Évelyne, avec Le vestiaire répond à cet appel dans le quartier de Wazemmes à Lille.
J’étais nu