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Carême dans la Ville

Notre Dame de Paris : « si eux se taisent les pierres crieront » (Luc, 19, 40)

Notre Dame de Paris

Chers retraitants,
Ce matin, nous nous réveillons comme d’un mauvais rêve, mais les images sont toujours là. Dans la nuit de l’incendie, le frère Franck Dubois du couvent de Lille a écrit le texte ci-dessous.
frère Benoît

 

« Au cœur de la France, une cathédrale en flamme. Nous avons encore sous les yeux les images stupéfiantes. A l’entrée de la semaine sainte, un signe fort nous rappelle d’où nous venons : la foi de tous ceux qui nous ont précédés. L’émotion générale nous rappelle aussi, quoi que l’on en dise, la place de Dieu en plein cœur de la Cité. Une flèche s’effondre, et tout un pays tremble. Dieu nous aurait-il abandonné ? On se fiait donc encore à lui sans même le savoir !

Mais le Christ n’abandonne pas son Eglise. Pas plus ceux qui se réunissent habituellement dans cette cathédrale que dans la plus humble chapelle de brousse.
Il est temps maintenant de montrer que l’Eglise est affaire de pierres vivantes.
L’heure est aujourd’hui à la reconstruction, à Notre-Dame de Paris, et peut être, plus largement, dans l’Eglise entière.
L’heure est à l’union.
L’heure est à l’espérance.
L’heure est à la résurrection.
Notre-Dame, soyez celle qui nous guide sur ce chemin de lumière.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.»

 

photo : PHILIPPE WOJAZER REUTERS

Frère Bernard Senelle

Vivez la semaine sainte avec le frère Bernard Senelle !

Dans vos méditations, vous donnez une portée universelle à notre compréhension souvent étroite de l’Evangile. D’où vous vient cette inspiration ?

De la conviction que nous sommes solidaires de toute l’humanité et que la plus petite action, la plus petite prière a des répercussions qui nous dépassent infiniment. Tout compte aux yeux de Dieu et rien n’est inutile dans son plan de salut.

Vous êtes aumônier du Parlement européen à Strasbourg. Comment vivez-vous cette mission ?  

Comme une chance qui m’est donnée d’approcher et de me mettre au service de personnes et d’une institution très importante pour la paix et la réconciliation des peuples. Je suis toujours ému quand j’entre au Parlement : célébrer une messe en ce lieu, proposer un temps de réflexion aux députés est une grande grâce. Je remercie l’Ordre et l’Église qui m’a confié ce ministère.

Pouvez-vous nous partager une expérience où vous croyez que votre foi vous a sauvé ?

J’ai été très affecté, il y a maintenant plus de vingt ans par la mort des mes deux parents à deux mois d’intervalle. Je crois que ma foi m’a sauvé…. Ma foi, mes frères et mes amis !