Matthieu pas à pas

Vidéo teaser Matthieu pas à pas

Qui sommes-nous ?

Interview de soeur Dominique

Soeur Dominique est prieure du monastère des moniales dominicaines de Taulignan dans la Drôme. Ce monastère s’est spécialisé dans la production d’huiles essentielles bio. Le monastère rassemble une quinzaine de soeurs et offre une hôtellerie calme et  lumineuse ainsi qu’un accueil chaleureux.

Sœur Dominique, y-a-t-il une joie propre, particulière, à la vie monastique ?
Je ne crois pas qu’il y ait de joie propre à la vie monastique. La joie que le Seigneur nous donne est celle du baptême, elle est commune à chaque baptisé. Notre vie approfondit la grâce du baptême et ses dons, alors sans doute la joie grandit. La joie d’être enfant de Dieu, de se savoir aimé, pardonné, sauvé, tout ces dons ne peuvent que rendre heureux et colorent donc de joies plus simples sans doute la vie quotidienne.

soeur DominiqueComment la joie de l’Evangile peut-elle rayonner jusqu’à illuminer nos vies ?
Pour cela, il faut mettre en pratique ce que Jésus nous enseigne dans l’Evangile. Je parle de la joie d’avoir Dieu pour Père, qui a fait tressaillir de joie Jésus durant sa vie terrestre.  Si cette joie habite nos coeurs, elle rayonnera mystérieusement, à notre insu, et se répandra dans le coeur des autres. Jésus veut notre bonheur : la Bonne Nouvelle doit nous mettre en joie comme elle a mise en joie les bergers de Noël !

Qu’est ce qui te remplit de joie ?
Ce qui me rend heureuse c’est de savoir que des gens sont heureux parce qu’ils ont rencontré le Seigneur. Qu’ils ont accueilli la lumière de Dieu et qu’ils trouvent en lui un lieu à la fois de repos et d’exultation. Savoir que Dieu est là, que les saints sont là, que les anges sont là. Et. puis aussi… le rire si plein, si pur des enfants !

 

Interview du frère Jean Druel

Le Frère Jean Druel a 46 ans. Il est dominicain depuis 1993. Il rêvait de partir au Japon, ses supérieurs l’ont envoyé en Egypte ! Il est devenu aussi égyptien que les cairotes, parlant parfaitement l’arabe dialectal. Il parle huit autres langues, il est Docteur en islamologie, spécialiste de la grammaire des chiffres… Il est directeur de l’IDEO depuis 2015, l’Institut Dominicain d’Etudes Orientales, qui étudie les premiers siècles de l’Islam. L’IDEO possède la plus riche bibliothèque concernant l’islam de tout le Moyen-Orient !

Le fr. Jean Druel a publié trois livres aux Editions du Cerf : Speed dating avec Dieu I et II et Je crois en Dieu, moi non plus !

Frère Jean, comment t’est venue l’idée de donner la parole aux femmes de la Bible sur la joie d’être enceinte ?
En pensant au thème de la joie liée à Noël, j’ai d’abord pensé à la joie de la naissance, et je me suis dit que pendant l’Avent, c’est surtout la joie d’être enceinte qui devait nous habiter. Puis j’ai immédiatement pensé que c’est une joie que je ne connaîtrai jamais ! Quelle est cette joie ? En quoi consiste-t-elle ? Est-ce toujours une joie ? Chaque femme doit vivre cette joie de manière différente. Et pour trouver des réponses à mes questions, je me suis tourné vers des femmes que tout le monde connaît, des femmes qui font partie de l’histoire commune de l’humanité. Des femmes de la Bible.


frère Jean DruelComment as-tu fait pour te mettre dans la peau d’une femme, de femmes qui ont vécu il y a des milliers d’années ?
J’ai relu leurs histoires, je les ai méditées, je me suis imaginé les situations qu’avaient connu ces femmes, selon ce que la Bible nous en dit. Et j’ai laissé courir ma plume, je leur ai demandé de me raconter leur vie ! Ensuite, j’ai réécrit, pour que cela corresponde au format de l’Avent dans la ville. Pratiquement, j’ai essayé d’imaginer ce que cachait chaque détail du texte et de reconstruire une histoire plausible qui puisse parler à des hommes et des femmes d’aujourd’hui. Ces femmes ont une portée universelle.


Pourquoi dans la Bible la joie d’une future naissance est-elle souvent présentée dans un contexte de bouleversement d’une destinée (femmes stériles, femmes en butte avec l’adversité…) ?
Tout d’abord, parce qu’une naissance, c’est le bouleversement d’une destinée ! Ensuite, parce que les histoires simples et heureuses ne se prêtent pas à la narration. Ce qui se prête à la narration, ce sont les histoires bouleversantes, difficiles, inattendues. Ce sont ces histoires compliquées qui nous intéressent, car elles correspondent à des situations limites, des situations où nous avons besoin d’aide. Je crois que ces femmes peuvent nous aider à regarder le monde autrement, et à vivre mieux, en paix avec Dieu et avec nous-mêmes. Elles peuvent nous donner la vie.

Témoignages de jeunes sur la joie

Puisque nous parlons de la joie, comment ne pas donner la parole aux jeunes ?

Ils sont, comme disait le saint pape Paul VI « comme l’Alléluia dans la liturgie : une joie toujours nouvelle ».

Ils ne sont pas l’Eglise de demain : ils sont l’Eglise d’aujourd’hui, rayonnante joyeuse, tourmentée, inquiète, forte et fragile. Cédric, qui a eu une enfance douloureuse, nous raconte comment le Christ lui a donné la joie. David, qui a souffert dans son pays à cause de sa conversion au christianisme, nous dit comment la joie du Seigneur est son bouclier. Amicie et Côme, qui se sont mariés en juin dernier, témoignent que comme l’amour, toute joie vient de Dieu. Laurène, rescapée des attentats de 2015, nous dit pourquoi la joie est possible dans un monde dur.

Au milieu de ces jeunes, le fr. Bernard-Dominique, 88 ans, plein de sagesse, témoigne à sa manière de la joie profonde qu’on puise dans la parole de Dieu. Chacun à leur manière, ils nous invitent en cette deuxième semaine de retraite de l’avent à la confiance, c’est-à-dire à la foi.

Bonne semaine !

frère Philippe Verdin, op

 

Interview du frère Philippe Verdin

Frère Philippe Verdin est Dominicain depuis 1993. Il est aumônier national des scouts unitaires de France (SUF), éditeur aux Editions du Cerf et il est responsable d’Avent dans la Ville.

Fr. Philippe, quel est votre plus beau souvenir de Noël ?

frère Philippe VerdinQuand j’avais dix ans, nous passions presque toutes les ans les vacances de Noël chez les cousins, à Angoulême, dans une immense et ancienne maison avec des recoins, une cheminée, des armoires profondes, des escaliers dans tous les sens… C’était un royaume merveilleux pour les jeux, les parties de cache-cache, les chasses au trésor. Il y avait la préparation des gâteaux par les tantes, le soir on écoutait de la musique, on chantait et enfin la nuit de Noël on montait jusqu’à la cathédrale givrée. Un très vieil et imposant évêque nous bénissait, on admirait la crèche et on rentrait vite au chaud déballer nos cadeaux. Le paradis de l’enfance.

Et aujourd’hui, que représente le temps de l’Avent pour toi ?

Une attente pas trop longue où la grâce de Dieu nous rapetisse, nous met à hauteur du mystère, à hauteur d’un bébé. J’essaie de retrouver cet esprit d’enfance qui nous ouvre le royaume et nous permet d’adorer l’Enfant Sauveur.

Tu es aussi responsable d’Avent dans la Ville. Quels ont été les instants de grâce de cette saison ?

L’équipe de retraite dans la ville prépare l’Avent six mois avant l’événement. Impossible d’oublier le tournage du calendrier de l’Avent avec les enfants si malins ; le tournage à la maternité où nous avons été admirablement accueillis par les sœurs des Maternités catholiques ; les retrouvailles comme si c’était hier avec mon ami Jean-Marie Bigard alors que je n’avais pas revu depuis dix ans ; l’amitié des jeunes témoins qui ont tous répondu présents quand je les ai sollicités ; les moments de complicité avec toute l’équipe d’Avent dans la Ville, notamment à propos de l’affiche, du teaser, du choix de Jean-Marie Bigard comme témoin ; les heures ensoleillées à l’abbaye de Taulignan pour relire les méditations et enregistrer sœur Dominique : comme il y a avait trop d’écho, de réverbération dans les grandes pièces du monastère, nous avons dû l’enregistrer sous une couverture !

 

Frère Philippe Verdin présente Avent dans la Ville 2018

Frère Philippe Verdin, responsable d’Avent dans la Villenous présente la retraite 2018 :

Interview du frère André Tavares, brésilien

Frère André Tavares

Pour ces derniers jours de notre retraite, c’est le frère André, Dominicain brésilien, qui partage sa manière d’accueillir l’Enfant-Dieu dans sa vie. L’identité de notre foi colorée par notre langue natale, le petit éléphant Babar et les relations familiales chez Jésus sont les thèmes originaux qui nous permettent d’approfondir le mystère de la naissance de Dieu.

 

Frère André, qui es-tu ?

Je suis un Dominicain de la Province du Brésil, ordonné prêtre en 2010. Aujourd’hui je vis au Couvent Saint-Jacques, à Paris. Je suis venu en France pour poursuivre des études de théologie – une recherche sur la Sainte Trinité. Avant de venir en France, j’étais responsable des jeunes frères étudiants et professeur de théologie à São Paulo. Lire la suite »

Interview de Soeur Anne Lecu

Anne.LECU

Pour notre troisième semaine de retraite en Avent, nous retrouvons avec joie la sœur Anne Lécu. Dominicaine, théologienne, médecin, confrontée par son travail en prison à la violence de ce monde, elle a le don de montrer comment Dieu vient dans les ténèbres de nos existences pour y faire resplendir la lumière de l’espérance. « la lumière est venue dans ce monde et les ténèbres ne l’ont pas saisi » proclame avec audace le prologue de l’Evangile selon Saint Jean.

Soeur Anne, qui êtes-vous ?
Je suis une soeur Dominicaine de la Présentation de Tours. Je vis en communauté à Paris, avec 8 autres soeurs. Je partage mon temps entre le travail de médecin en prison, la participation à un séminaire d’éthique biomédicale au Collège des Bernardins de Paris et diverses conférences et écritures de textes.


Que représente pour vous le temps de l’Avent ?
L’Avent, c’est toujours une nouveauté, une nouvelle année qui commence. Durant ces semaines, je suis remplie par la joie d’attendre, de guetter cette nouveauté inouïe : Dieu vient dans la nuit, le silence et la discrétion comme un petit enfant qui a besoin de nous. Quatre semaines ne sont pas de trop pour réapprendre à le recevoir.


Quelle est la place de la Parole de Dieu dans votre vie ?
La Parole de Dieu, c’est le Christ. La Bible, c’est mon paysage. Je m’y promène pour de longs vagabondages ou pour des plongées rapides. Ces balades sont toujours une source d’émerveillement, de découvertes. La Bible raconte nos vies. J’aime la faire découvrir, la raconter, la faire aimer. Elle nous donne des mots pour dire notre recherche de Dieu.