Avent dans la Ville

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Pray for Peace

Je continuerai à croire

Notre foi au Christ nourrit notre espérance. Dans l’épreuve, celle que nous traversons où celle que nous partageons avec d’autres, notre foi au Christ est un rempart contre le découragement, voire le désespoir. Comme l’écrit Saint Paul, « en toute circonstance, nous sommes dans la détresse, mais sans être angoissés ; nous sommes déconcertés, mais non désemparés » (Deuxième lettre aux Corinthiens, 4, 7 à 9). Nous partageons avec vous cette prière de l’Abbé Pierre qui nous pousse à jeter un regard renouvelé sur la situation actuelle. Elle nous invite à aller plus loin en devenant nous-mêmes des artisans de paix.

N’hésitez pas à partager d’autres prières dans vos commentaires.

Frère Xavier

 

abbe pierreJe continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.
Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.
Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité.
Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.
Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.
Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse.
J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter…
Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés.

Abbé Pierre.

Prions pour la paix

photo pray for parisAprès les événements tragiques du 13 novembre 2015, nous avons organisé une veillée de prière au couvent des Dominicains de Lille. De nombreux amis, des fidèles de nos célébrations mais aussi d’autres personnes venues d’ailleurs, nous ont rejoints. Nous étions unis à toutes les autres assemblées de prière qui se retrouvaient pour implorer la paix. Un de nos frères, le frère Dominique Motte, avait rédigé cette prière que nous vous partageons :

Prions dans l’esprit de Thibérine:

« Seigneur, désarme-les. Et désarme-nous ».

Désarme-les: déjà on s’habituait à ce que cette violence extrême soit le sinistre pain quotidien de l’Irak, de la Syrie, de la Palestine, de la Centre-Afrique, du Soudan, de l’Érythrée, de l’Afghanistan. Elle nous gagne à présent. Qui ne voit qu’elle pourrait en retour susciter chez nous des violences sans fin ou une progressive tombée dans la peur ou le désespoir ?

Désarme-les: que surgissent parmi eux aussi des prophètes, des prophètes qui leur crient leur indignation, leur honte de voir à ce point défigurées l’image de l’homme, l’image de Dieu, et leur conviction qu’agissant ainsi ils creusent définitivement leur propre tombe.

Désarme-les, en nous donnant, s’il le faut, puisqu’il le faut, de prendre les moyens de protéger des innocents, avec détermination. Mais sans haine.

Désarme-nous aussi: en France, en Occident, sans justifier bien sûr un tel déchaînement de vengeance, l’Histoire explique bien des choses. Donne-nous, Seigneur, de savoir écouter des prophètes guidés par ton Esprit. Que nous ne désespérions jamais de chercher à comprendre, même si nous restons confondus par l’ampleur du mal en ce monde.

Désarme-nous: garde-nous de nous crisper derrière des portes closes, derrière des mémoires sourdes et aveugles, derrière des privilèges que nous ne voudrions pas partager.

Désarme-nous, à l’image de ton Fils adorable. Dont la logique intérieure est la seule qui puisse être à la hauteur des événements qui nous frappent: « On ne prend pas ma vie, c’est moi qui la donne ».

Message du Cardinal Vingt-Trois

bougieNotre ville de Paris, notre pays, ont été frappés hier soir avec une sauvagerie et une intensité particulières.

Après les attaques de janvier dernier, après l’attentat de cette semaine à Beyrouth et tant d’autres au long de ces derniers mois, notamment au Nigéria et dans d’autres pays d’Afrique, notre pays connaît à nouveau la douleur du deuil et doit faire face à la barbarie propagée par des groupes fanatiques.

Ce matin, je prie et j’invite les catholiques de Paris à prier pour celles et ceux qui ont été tués hier et pour leurs familles, pour les blessés et pour leurs proches et pour ceux qui s’activent pour venir à leur secours, pour les forces de l’ordre soumises à une redoutable tension, pour nos gouvernants et pour notre pays afin qu’ensemble nous demeurions dans l’unité et la paix des cœurs.

Je demande aux paroisses de Paris de se conformer strictement aux mesures de prudence édictées par les autorités publiques. Je leur demande de faire de cette journée et celle de demain dimanche des journées de deuil et de prière.

Dimanche soir à 18h30, je présiderai la messe à Notre-Dame de Paris à l’intention des victimes de cette nuit et de leurs proches et à l’intention de notre pays ; le glas de la cathédrale sonnera à 18h15. La télévision catholique KTO retransmettra cette messe, permettant à tous ceux qui le souhaiteront de s’y associer.

Face à la violence des hommes, puissions-nous recevoir la grâce d’un cœur ferme et sans haine. Que la modération, la tempérance et la maîtrise dont tous ont fait preuve jusqu’à présent se confirment dans les semaines et les mois qui viennent ; que personne ne se laisse aller à l’affolement ou à la haine. Demandons la grâce d’être des artisans de paix. Nous ne devons jamais désespérer de la paix, si on construit la justice.

+André cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris