Avent 2018

Vidéo Avent dans la Ville 2018

Avent dans la Ville

Pierre Claverie et ses dix-huit compagnes et compagnons martyrs en Algérie béatifiés aujourd’hui

Pierre Claverie, dominicain, évêque d’Oran, a été assassiné le 1er août 1996 par un attentat à la bombe qui a également fait une jeune victime algérienne, Mohamed Bouchikhi. Pierre Claverie était visé par les islamistes à deux titres : il représentait à leurs yeux un concurrent religieux mais surtout, il incarnait une parole libre qui n’a cessé, avec courage, de dénoncer la dérive meurtrière de la xénophobie et de la violence religieuse.

Pierre Claverie

 

«Quelle abominable lâcheté chez ces tueurs de l’ombre ! Que l’on me prenne pour cible, je comprendrais : évêque, je représente peut-être aux yeux de certains une institution honnie et dangereuse. J’ai toujours défendu publiquement ce qui me paraissait juste, vrai, ce qui favorisait la liberté, le respect des personnes, spécialement des petits. J’ai milité pour le dialogue et l’amitié entre les gens, les cultures, les religions. Tout cela mérite probablement la mort et je suis prêt à en assumer le risque. Ce serait même un hommage que je rendrais au Dieu en qui je crois.»

 

 

Pierre Claverie est béatifié aujourd’hui comme martyr. L’Eglise reconnait en lui un exemplaire témoin du Christ.Pierre Claverie
Avec lui, les sept moines de Tibhirine ainsi que onze religieuses et religieux, soit 2 espagnoles, une tunisienne, un belge et 14 français, qui s’étaient mis au service du peuple algérien au nom de la charité, sont béatifiés en la fête de L’Immaculée Conception. Leur exemple nous invite à choisir l’amour, à dissoudre la haine en nous, à témoigner avec le Cantique des cantiques que « l’amour est plus fort que la mort. »

frère Philippe Verdin, op

L’amour est don de Dieu par Jean-Marie Bigard

L’humoriste Jean-Marie Bigard que nous interrogeons sur la joie de Dieu, la joie qui vient du ciel à Noël, a tenu à parler d’abord de l’amour de Dieu.
Il se réfère à la lecture que nous entendions mardi 04 décembre 2018 dans la messe, au début de l’avent. Il est saisissant de sentir combien la Parole de Dieu, toujours nouvelle, touche les hommes les plus divers avec force aujourd’hui encore.
Le mystère de Dieu est bien là : l’amour reçu et partagé. C’est ce que Dieu fait à Noël : il nous envoie l’amour incarné en son Fils pour que nous « diffusions à profusion cet amour ». Comme Jean-Marie, prions « derrière le rideau » ou dans notre chambre pour que la révolution de l’amour triomphe en ces jours de grâces.

Témoignages de jeunes sur la joie

Puisque nous parlons de la joie, comment ne pas donner la parole aux jeunes ?

Ils sont, comme disait le saint pape Paul VI « comme l’Alléluia dans la liturgie : une joie toujours nouvelle ».

Ils ne sont pas l’Eglise de demain : ils sont l’Eglise d’aujourd’hui, rayonnante joyeuse, tourmentée, inquiète, forte et fragile. Cédric, qui a eu une enfance douloureuse, nous raconte comment le Christ lui a donné la joie. David, qui a souffert dans son pays à cause de sa conversion au christianisme, nous dit comment la joie du Seigneur est son bouclier. Amicie et Côme, qui se sont mariés en juin dernier, témoignent que comme l’amour, toute joie vient de Dieu. Laurène, rescapée des attentats de 2015, nous dit pourquoi la joie est possible dans un monde dur.

Au milieu de ces jeunes, le fr. Bernard-Dominique, 88 ans, plein de sagesse, témoigne à sa manière de la joie profonde qu’on puise dans la parole de Dieu. Chacun à leur manière, ils nous invitent en cette deuxième semaine de retraite de l’avent à la confiance, c’est-à-dire à la foi.

Bonne semaine !

frère Philippe Verdin, op

 

Ave Maria

Avec la Vierge-Marie, accueillir l’enfant Dieu dans notre cœur

 

Chers retraitants,

Chaque mardi, nous vous proposons de découvrir une hymne interprétée par les petits chanteurs de Saint-Ferdinand des Ternes.

Pour cette première semaine de l’Avent, nous faisons un flash-back de huit mois. C’est l’Annonciation. Une jeune soliste prête sa voix séraphique à l’ange Gabriel : « Je vous salue Marie ! Ave Maria ! ». Grâce à la merveilleuse interprétation des petits chanteurs et la délicatesse du compositeur Guillaume Bouzignac (XVIIe s.), nous avons le privilège d’entrer dans la relation entre le ciel et Marie.

Comme elle, disons « oui » à la venue de l’Enfant-Dieu dans notre vie ! Que notre écoute devienne méditation. Que la louange soit notre prière.

Bien fraternellement,

frère Philippe Verdin

Interview du frère Philippe Verdin

Frère Philippe Verdin est Dominicain depuis 1993. Il est aumônier national des scouts unitaires de France (SUF), éditeur aux Editions du Cerf et il est responsable d’Avent dans la Ville.

Fr. Philippe, quel est votre plus beau souvenir de Noël ?

frère Philippe VerdinQuand j’avais dix ans, nous passions presque toutes les ans les vacances de Noël chez les cousins, à Angoulême, dans une immense et ancienne maison avec des recoins, une cheminée, des armoires profondes, des escaliers dans tous les sens… C’était un royaume merveilleux pour les jeux, les parties de cache-cache, les chasses au trésor. Il y avait la préparation des gâteaux par les tantes, le soir on écoutait de la musique, on chantait et enfin la nuit de Noël on montait jusqu’à la cathédrale givrée. Un très vieil et imposant évêque nous bénissait, on admirait la crèche et on rentrait vite au chaud déballer nos cadeaux. Le paradis de l’enfance.

Et aujourd’hui, que représente le temps de l’Avent pour toi ?

Une attente pas trop longue où la grâce de Dieu nous rapetisse, nous met à hauteur du mystère, à hauteur d’un bébé. J’essaie de retrouver cet esprit d’enfance qui nous ouvre le royaume et nous permet d’adorer l’Enfant Sauveur.

Tu es aussi responsable d’Avent dans la Ville. Quels ont été les instants de grâce de cette saison ?

L’équipe de retraite dans la ville prépare l’Avent six mois avant l’événement. Impossible d’oublier le tournage du calendrier de l’Avent avec les enfants si malins ; le tournage à la maternité où nous avons été admirablement accueillis par les sœurs des Maternités catholiques ; les retrouvailles comme si c’était hier avec mon ami Jean-Marie Bigard alors que je n’avais pas revu depuis dix ans ; l’amitié des jeunes témoins qui ont tous répondu présents quand je les ai sollicités ; les moments de complicité avec toute l’équipe d’Avent dans la Ville, notamment à propos de l’affiche, du teaser, du choix de Jean-Marie Bigard comme témoin ; les heures ensoleillées à l’abbaye de Taulignan pour relire les méditations et enregistrer sœur Dominique : comme il y a avait trop d’écho, de réverbération dans les grandes pièces du monastère, nous avons dû l’enregistrer sous une couverture !