Carême dans la Ville 2019

Vidéo Carême dans la Ville 2019

Frère Jacques Ambec

Entré dans l’ordre en 1968 comme frère coopérateur, le frère Jacques vit au couvent de Toulouse où il accompagne des personnes malades du sida. Il a écrit l’Évangile de la compassion et Vivre l’Évangile avec St Martin de Porrès.

 

Dans vos méditations, vous parlez plusieurs fois de votre vie de religieux dominicain. Dans cette vie, qu’est-ce qui est le plus difficile et qu’est ce qui vous donne la plus grande joie ?

La nature de l’Ordre Dominicains reste liée au sacerdoce et il n’a pas été toujours facile pour moi, frère coopérateur (non ordonné) de trouver sa juste place ; J’assume aujourd’hui pleinement ma vocation ayant trouvé ma fonction dans la communauté par le service de l’accueil à la porterie du couvent, avec les visites des personnes âgées et malades sur notre paroisse et avec l’association SELF auprès des personnes malades du sida.

Vous êtes engagé dans l’association SELF (Sida, Espérance, Lumière et Foi) qui accompagne des personnes malades du sida. Cette mission a-t-elle modifié votre regard ?

Oui, j’apprends tous les jours à ne pas porter un jugement sur ces personnes par l’écoute, l’attention prévenante, la patience pour les accompagner et leur témoigner que malgré leur conduite risquée qui les a faits basculer dans le monde du sida, elles sont dignes toujours d’être aimées comme elles sont, respectées et considérées. Le sida ne juge pas, il tue encore aujourd’hui. Ces personnes malades ne nous demandent pas de la pitié, mais de l’amour.

Pouvez-vous nous partager une expérience où vous croyez que votre foi vous a sauvé ?

Ma plus grande joie que nous partageons avec notre association SELF, quand nous conduisons ces jeunes malades non pas à la mort, mais à la vie avec Dieu et ils s’en vont d’une manière calme et apaisée après un long parcours difficile et beaucoup retrouvent le chemin de la foi. Pour moi, c’est toujours le miracle merveilleux de l’amour, plus fort que la mort. Je pense à Yves qui au début était révolté et au bout de trois ans de lutte et de combat contre le virus il était devenu calme et il est parti apaisé entouré des siens.

 

Frère Charles Desjobert

Le frère Charles Desjobert, Dominicain au couvent de Lyon est le prédicateur de ces premiers jours de carême.

 

Dans votre première méditation, vous parlez de la foi comme un projet fou, pourquoi ?

Toute notre vie chrétienne a quelque chose d’un projet fou. On pourrait s’imaginer que notre foi, c’est grosso modo un oui donné à Dieu et à quelques grandes vérités. Mais la foi est bien plus dynamique qu’une simple signature au bas du texte du Credo. La foi nous est donnée, elle nous traverse de part en part, elle vient de Dieu et nous embarque vers Dieu. Elle nous fait voyager vers des régions inconnues sur un chemin qui, lui, est bien assuré : le Christ. Elle est le projet fou de Dieu sur notre vie humaine : la conduire à la plénitude de la grâce, à la perfection de la Charité. Et tout ça sans nous faire quitter terre. Et là encore, c’est fou.

Vous suivez actuellement des études pour devenir architecte du patrimoine. Comment ce travail prend-t-il place dans votre vocation dominicaine ?

Comme dominicain, je cherche à annoncer Dieu par toute ma vie. Alors mes passions et mes talents peuvent être au service de cette belle mission chrétienne. J’ai fait des études d’archi avant d’entrer dans l’Ordre. Pourquoi ne pas mettre cette passion à profit ? De la physique à la philosophie en passant par la médecine, tout ce qui touche l’homme regarde aussi Dieu. Comment restaurer et faire vivre nos églises ? Par quels moyens bâtir une ville plus humaine ? Qu’est-ce qu’un espace sacré ou un couvent dominicain pour le XXIe siècle ? Autant de questions à approfondir en connaissant mieux notre patrimoine mais aussi autant de façon d’interroger autrement ma foi. Sans parler de l’importance d’aller rencontrer les gens hors de nos sacristies, par exemple dans les différents milieux professionnels que touche l’architecture.

Pouvez-vous nous partager une expérience où vous croyez que votre foi vous a sauvé ?

J’étais l’an dernier en Centrafrique. Nous construisions un couvent dominicain à Bangui. C’était la guerre et la situation devenait de plus en plus volatile. Un matin de mai, un ouvrier du chantier s’approche et me demande : « et si la situation empire, vas-tu partir toi aussi ? » Je n’avais pas trop réfléchi à la question et répondis un peu naïvement : « si mon supérieur me le demande, je rentrerai ». Une manière habile de me défausser peut être. Et lui, de me lancer sans ambages : « tu n’as pas le droit de faire ça ! Tu ne peux abandonner tes frères. » Un choc ! Comme si, à travers ce maçon, Jésus m’interpellait. Il me confiait une mission – demeurer avec mes frères – et simultanément me donnait la force pour l’accomplir. Ma foi était remuée, intérieurement j’étais raffermi, j’étais vivifié et sauvé. Sans peur, je suis resté.

Série vidéo : la foi en actes

Chaque samedi, Sophie et Thomas vous partagent leur expérience dans une série de 7 vidéos : la foi en actes.

LA FOI EN ACTE 1 – “RESTER JEÛNE”
LA FOI EN ACTE 2 – “PRIER DANS LE SECRET”
LA FOI EN ACTE 3 – “SAVOIR DONNER”
LA FOI EN ACTE 4 – “S’ENGAGER DANS L’EGLISE”
LA FOI EN ACTE 5 – “PARLER DE DIEU”
LA FOI EN ACTE 6 – “PASSER À L’ACTE”
LA FOI EN ACTE 7 – “LIRE LA BIBLE”

frère Benoît Ente présente Carême dans la Ville 2019

Savez-vous que vous avez en vous une force que vous n’imaginez pas ? Votre foi !
« Ta foi t’a sauvée » est le thème de la retraite de Carême 2019.
Ravivez votre foi avec les méditations quotidiennes et la mini série-vidéos ‘la foi en actes’.
Inscrivez-vous gratuitement en cliquant ici

Jubilemus exultemus

Chers retraitants,
Les petits chanteurs de Saint Ferdinand des Ternes chantent « Jubilemus exultemus resonet coelum plausibus », « Qu’ éclate dans le ciel la joie des anges » !
Les anges annoncent aux bergers une grande joie : un Sauveur est né !
Laissons résonner dans nos cœurs la voix des anges, portée par les petits chanteurs. Que la joie des bergers et des anges soit notre joie. Que grandisse en nous l’Enfant-Dieu.
Comme les mages, pleins de joie, émerveillés, portons cette joie au monde, présentons la Bonne Nouvelle autour de nous.

Bonne année 2019 !

frère Philippe Verdin

Joyeux Noël 2018 !

Toute l’équipe de Avent dans la Ville, particulièrement les prédicateurs : soeur Dominique, les frères Jean Druel et Bernard-Dominique Marliangeas ainsi que les 6 témoins (David, Cédric, Laurène, Adrien, Amicie et Côme), vous souhaite un Joyeux Noël !

Dans quelques heures nous célébrerons Noël. Jésus va bientôt naître à Bethléem. Que sa joie soit le trésor de nos familles, de nos communautés chrétiennes, de notre cœur. Même si la maladie ou la solitude nous blessent en ces heures de fête, que Jésus nous sourie dans la crèche et nous réconforte. Nous ne sommes pas seuls !

Pour célébrer la venue du Sauveur parmi nous, nous vous offrons cette petite vidéo clin d’œil. La joie éclate de partout : un enfant nous est né !

Nous sommes heureux d’avoir préparé nos cœurs à accueillir la joie avec vous pendant ces trois semaines. Jusqu’au 25 décembre, suivez la sœur Dominique, qui avec sa tendresse de moniale, prend dans ses bras l’enfant Jésus pour nous le présenter.

Dans la joie de Noël et que l’enfant de la crèche nous apporte sa paix !

frère Philippe Verdin, op

Joie et émerveillement à la Maternité Catholique Sainte Félicité

Pour se mettre dans la peau de la Vierge-Marie et de Joseph, nous interrogeons Safia et Aurélie qui viennent d’accoucher, ainsi que Gaël et Anne-Sophie qui attendent l’heureux événement.

« Si ça se trouve, c’est Joseph qui a dû mettre au monde l’enfant ! »

C’est la joie et l’émerveillement, la contemplation du miracle de l’innocence et de la fragilité. Sœur Marie-Jérémie, Directrice de la maternité, témoigne : « L’arrivée d’un tout petit ouvre le cœur des parents à quelque chose qui les dépasse, un mystère qui ouvre à la transcendance. Pour nous, chrétiens, cette transcendance a le visage de l’enfant Jésus. »

Comme les mamans (et le papa !) émerveillons-nous pour ce don de la vie, célébrons la naissance de celui qui est la Vie.

Frère Philippe Verdin