detoc700koPendant cette semaine sainte, le frère Sylvain Detoc nous accompagne. Chaque jour, il décline la vocation des enfants de Dieu relevés ou qui se relèvent par la grâce.

Frère Sylvain, plutôt que « d’être relevé » tu parles de « processus de relèvement ». N’y a-t-il pas des moments où nous pouvons être pleinement relevé ?

Il y a en effet des personnes qui ont fait un jour l’expérience d’être relevées par le Christ. Cet événement est un repère pour elles, il garde un goût de plénitude. Mais il faut être réaliste. Ce relèvement n’est pas un point final. C’est un point de départ. Notre vie chrétienne consiste à aller de « relèvement en relèvement », pas à faire du surplace. Sinon, gare aux désillusions…

Avec un autre frère, vous venez de relancer une aumônerie dans une école à Lyon, comment se sont déroulés les débuts ?

Nous avons été comme précédés. Nous pensions repartir de zéro, car l’aumônerie avait cessé de fonctionner depuis quelques années. Mais il y avait des pierres d’attente chez ces jeunes. Quelques-uns avaient participé aux JMJ avec des frères dominicains l’été d’avant. Le contact en a été plus facile. Ils ont formé un noyau amical et ont entraîné d’autres jeunes. Nous n’avons fait qu’aider le mouvement !

Peux-tu nous partager un moment dans ta vie où tu as fait l’expérience d’être relevé ?

C’était il y a presque dix ans, quand j’ai reçu l’habit dominicain. Le supérieur m’a posé cette question : « Que demandez-vous ? » ; j’ai répondu, comme chaque frère : « La miséricorde de Dieu et la vôtre ». Je suis rentré dans l’Ordre de saint Dominique parce qu’il m’a été donné de rencontrer des frères en qui j’ai pressenti l’amitié de Dieu. Je me suis dit que ça valait la peine de me lancer dans cette aventure, vieille maintenant de 800 ans !