Nous entrons dans la Carême avec le frère Matthieu Palayret ! Jeune frère en formation sur Lyon, il se présente aux retraitants de Carême dans la Ville.
Frère Matthieu Palayret

Dans tes méditations, tu suis le parcours du prophète Jonas, qu’est-ce qui te touche le plus chez lui ?

L’humour de son histoire, de sa vie me touche beaucoup. Si Dieu est amour, je suis persuadé qu’il est aussi humour. Il sait nous mener là où on croyait ne pas vouloir aller. Finalement, il connaît bien mieux nos désirs que nous-mêmes. Et sa trace dans ma vie est si discrète (si respectueuse)… que je ne peux l’apercevoir qu’en contre-point, après-coup, comme un clin d’oeil que je ne comprendrais qu’après coup. Nous rirons bien, au ciel, en découvrant de quelle manière Dieu nous était toujours à nos côtés à chaque instant de notre vie.

Tu es frère étudiant au couvent de Lyon, à part la philosophie, que fais-tu ?

A part mes études à la Catho de Lyon, j’anime avec d’autres frères l’aumônerie des prépas du Lycée du Parc, je suis aumônier du groupe scout et guide de France du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon, je participe au développement de La Cave des Dominicains (bar associatif ouvert pour les 18-25 ans les vendredis soirs au couvent de Lyon), je co-organise la session Théodom de vacances théologiques à Belle-Ile cet été… Bref, de multiples projets enthousiasmants !

Peux-tu nous partager un moment dans ta vie où tu as fait l’expérience d’être relevé ?

Je ne sais pas comment le dire. Cela va paraître très intellectuel, alors que c’est tout le contraire… La redécouverte de la vocation de saint Matthieu, cet homme pas très respectable, a été un déclic déclencheur étrangement puissant. “Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs.” Je comprenais enfin que c’était peut-être parce que je me savais indigne du regard de Dieu que Dieu m’appelait à lui. Il ne me rejette pas à cause de mon péché, au contraire, il vient me chercher à cause de lui. Quel renversement dans ma vie ! Quel relèvement !