Vidéo Marche dans la Bible

Marche dans la Bible

Marche dans la Bible saison 2

Marche dans la Bible revient avec la saison 2 :

A partir du 5 Juin 2017, rejoignez les grands personnages bibliques dans leur découverte du visage de Dieu.

N’hésitez pas à laisser un commentaire et à la partager avec vos proches !

Pour partager cette vidéo, copiez et collez le lien suivant : https://youtu.be/f0FkFyJ1Pyc

frère Thierry

Balade dans la Bible autour de Douai

Nous étions 40 pèlerins samedi 24 septembre dernier à cheminer sur les bords de la Scarpe à Douai ; 40 « Marcheurs dans la Bible » des Hauts de France désireux de vivre une rencontre par-delà nos ordinateurs ou smartphones.

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img_20160924_105814Arrivés d’Abbeville, de Ronchin, de Lille, Douai etc ….. nous avions tous répondu à l’appel de Retraite dans la Ville pour nous retrouver en terre douaisienne.  Nous sommes partis de Courchelette à 10h pour arriver dans le centre de Douai vers 12h30. Notre ballade spirituelle sur le chemin de halage a été ponctuée de temps de prière, de méditation et de rencontres. Dès le début de la journée, nous avions confié notre journée à Marie, puis nous nous sommes arrêtés une heure plus tard dans un parc pour réfléchir en petits groupes sur l’itinérance d’Abraham. La méditation de la sœur Marie Monnet sur l’évangile Genèse 12, 1-5 (Le départ d’Abram) nous a permis d’échanger sur les signes que Dieu nous donne pour nous mettre en mouvement.

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Le midi, nous nous sommes arrêtés à l’ombre des arbres du parc Charles Bertin pour partager un pique-nique avant de repartir pour une visite culturelle à la Collégiale Saint Pierre. Là, le Père Bernard Descarpentries, prêtre à Douai, nous attendait pour nous faire découvrir le mystère de l’Hostie Miraculeuse et son lien avec le Pèlerinage du Rosaire (pour revoir la vidéo, et les photos : cliquez ici). Un temps d’adoration s’en est suivi devant l’hostie de 760 ans, sur laquelle on y discerne, comme imprimé à même le froment, Jésus en croix. Ce pèlerinage s’est terminé par une messe célébrée par les frères Benoît Ente et Franck Dubois, nos accompagnateurs.

Je rends grâce pour cette belle journée  que le Seigneur nous a donnée de vivre.

Merci à Retraite dans la Ville et aux Fraternités Dominicaines d’avoir organisé ces rencontres.
Merci à la paroisse Saint Maurand-Saint Amé de Douai pour son accueil chaleureux.

Nous espérons que ce succès vous encouragera à organiser votre « Balade dans la Bible » dans votre région ….

Arnaud

Jakub Bednarz, illustrateur de Marche dans la Bible

Jakub

Jakub Bednarz

Jakub est étudiant à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie et à l’École des Arts Décoratifs de Paris. Il est Polonais et vit depuis peu à Paris pour ses études. Il a par ailleurs réalisé un film d’animation « Domini Canes » pour le 800ème anniversaire de l’ordre des Dominicains et participe au projet Marche dans la Bible en tant qu’illustrateur. 

Jakub tu es actuellement étudiant aux Beaux-Arts de Varsovie et à l’école des arts décoratifs de Paris, quel est ton parcours ?

À Varsovie j’étudie les nouveaux médias. Je fais beaucoup de photos de reportages, de street-photos et de vidéos, je peins également sur toile et fais un peu de graphisme.  Depuis que je suis enfant j’ai toujours était particulièrement attiré par l’animation. Jusqu’à février j’animais des projets personnels en espérant par la suite que ce passe temps prendrait une dimension plus professionnelle. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai réalisé « Domini Canes ». Je suis venu à Paris pour un semestre dans le cadre d’Erasmus et c’était la première fois que je me trouvais autour des vrais professionnels de l’animation.

Tu habites à Paris depuis peu de temps, quelles sont tes impressions sur cette nouvelle vie ? 

Je suis absolument émerveillé par la ville et par toutes les bonnes choses qui me sont arrivées. Ici, aussi bien à l’école qu’au travail, j’ai rencontré une société ouverte et chaleureuse, qui m’inspire beaucoup au niveau artistique. Paris m’a changé. J’ai tenté de nouvelles choses, relevé des défis, et me suis donné la permission de faire plus d’erreurs. 

Tu participes au projet Marche dans la Bible, d’où vient l’inspiration de tes créations ?

mix JakubJ’ai tout d’abord reçu de l’aide du frère Thierry qui m’a donné les attributs de chaque personnage. J’ai aussi fait des recherches sur l’iconographie et les spécificités des saints et des prophètes. Une grande inspiration m’est venue du peintre polonais Jerzy Nowosielski, qui mélange le style abstrait et expressionniste avec la tradition d’icônes byzantines. 

Tu as aussi réalisé un film d’animation pour le 800ème anniversaire de l’ordre des Dominicains qui a était retenu au festival du film Holland Amination.

« Domini Canes » est mon premier gros projet. Pendant 7 mois j’ai fait un storyboard, fabriqué les personnages, les décors puis je les ai animés avec des techniques traditionnelles et numériques. Par exemple, la dernière séquence, composée d’un grand nombre d’éléments mobiles, d’une projection de lumière et d’ombres, a pris plus que 300 heures de travail jusqu’au montage du film final. L’idée m’est venue un jour, en regardant une peinture de style baroque, de Saint Dominique qui était représenté avec un chien qui portait un flambeau. C’était un Épagneul avec de mignons petits yeux. Mais moi, je m’étais toujours imaginé quelque chose de grand et effrayant. Ce jour là je me suis rendu compte quelle puissance notamment visuelle portait la légende de la bienheureuse Jeanne d’Aza, la mère de Saint Dominique.

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« Domini Canes » a été choisi pour la sélection officielle de Holland Animation Film Festival dans la compétition HAFFTube qui concerne les films disponibles sur internet. Il ne fait pas partie de la sélection générale, et est donc un petit succès, mais étant mon premier ; il a une grande valeur pour moi.

 

 

 

 

Francesco Agnello, musicien de Marche dans la Bible

Francesco Agnello

Francesco Agnello

 

Francesco Agnello est un musicien appliqué, formé par les maîtres de la percussion. Il est à ce jour un compositeur et percussionniste passionné. Depuis maintenant quelques années, il travaille en collaboration avec Retraite dans la Ville en apportant ses créations musicales.

 

La reconnaissance de cet artiste passe par son talent ainsi que par son parcours, en effet ce dernier a était lauréat du prix Villa Médicis en 1996. Depuis 7 ans, Francesco Agnello explore les possibilités du Hang, un instrument de percussion et travaille entre autre pour le théâtre. Il est présent chaque année au festival d’Avignon. En 2016, on le verra notamment au côté de Jean-Baptiste Germain, avec la reprise de « Pierre et Mohamed » dans le cadre du 20ième anniversaire de la mort de Mgr Pierre Claverie, et dans une toute nouvelle création « Moi, Dominique », avec Raphael Joly, dans le cadre du VIII centenaire dominicain. Il est aussi fondateur de deux associations : AIRCAC (Association Internationale de Recherche et de Création Artistique) et l’association Art et Pédagogie. 

Dans un souci de constant renouvellement, il pratique différents instruments et participe à des projets variés : production d’un CD, concerts internationaux, travail de mise en scène sur plusieurs spectacles, associations… Il a notamment depuis quelques années prit part à l’aventure Retraite dans la Ville, tout d’abord sur le site Psaume dans la Ville pour lequel il a créé 180 compositions musicales en jouant avec les nuances du hang. Puis aujourd’hui à nouveau sur le site Marche dans la Bible en composant des musiques avec plusieurs percussions qui accompagnent la voix des comédiens pendant la lecture des textes bibliques. C’est avec de jolies collaborations comme celle-ci que l’équipe Retraite dans la Ville apporte encore plus de vie à ses sites et à la parole de Dieu.

 

 

Frère Pascal Marin, prédicateur sur Marche dans la Bible

Frère Pascal Marin

Frère Pascal Marin

Dominicain depuis 1987, le frère Pascal Marin est actuellement prieur du couvent de La Tourette à Éveux (près de Lyon). Formé à la philosophie dans ses études dominicaines, il enseigne à la Faculté de Philosophie de l’Université catholique de Lyon. Sur le thème de la marche, il a publié Tes pas te portent. La spiritualité de la marche, Paris, Cerf, 2015.

Frère Pascal, tu as écrit un livre sur la spiritualité de la marche. Comment la marche à pied nourrit-elle ta recherche de Dieu ?


Pour moi, mais ça n’a rien d’original, c’est assez chrétien de voir les choses comme ça, la recherche de Dieu en passe par un approfondissement du sens de l’homme, du sens humain de vivre. Recherche de Dieu et philosophie peuvent donc coopérer. Et parlant de l’homme, c’est là que la marche, cette activité vieille comme l’homme, entre en piste. On n’en finit pas en effet de comprendre l’homme comme un être en chemin vers une terre inconnue. Cette idée, que j’aime, me parle en marchant et il me semble que c’est là pour la Bible un lieu et même le lieu par excellence où Dieu se révèle.

Souvent nous lisons trop vite la Bible. Dans tes méditations, au contraire, nous sentons une lecture attentive de la Parole de Dieu. D’où te vient ton attention aux mots du récit ?


Il faut en effet apprendre à lire lentement et donner du poids et du prix à chaque mot. Car c’est dans le mot ou plutôt dans cette mosaïque de mots que forme un texte que la pensée se donne. Les linguistes nous ont appris qu’un mot n’a pas son sens en lui tout seul. Il ne prend sens qu’au sein d’une langue, d’une pensée. Une attention à la manière biblique de voir les enjeux de notre existence, à l’originalité de son style de pensée, est donc essentielle pour recevoir ces textes. Disons un peu à la manière des Pères de l’Église, que la pensée du Christ est à trouver dans chaque mot des saintes Écritures.

Tu es le prieur d’un couvent dessiné par le célèbre architecte Le Corbusier. Comment cela influence-t-il ta manière d’être dominicain ? 


Frère Pacal Marin Le couvent de la Tourette a été créé comme Studium, c’est-à-dire couvent d’étude pour la formation des Frères. Il est situé en pleine campagne, à trente minutes à pied d’une gare et à 30 km du grand centre urbain de Lyon. Un lieu retiré, assez idéal pour l’étude. En même temps, il n’est pas coupé du monde. La renommée architecturale du bâtiment fait qu’on vient ici d’un peu partout tant géographiquement que spirituellement. J’aime l’aspect simple et un peu rude de son architecture de béton brut, très ouverte sur la nature et le paysage. C’est un lieu qui pour moi consonne fortement avec ce paradoxe d’austérité et de lumière, de joie, de rigueur et de liberté, qui est attaché à la personne de saint Dominique.