Carême

Vidéo Carême dans la Ville

Œuvres de miséricorde spirituelle

Prier Dieu pour les vivants et pour les morts

Fr. Bernard Senelle

Fr. Bernard Senelle, op.
Couvent de Strasbourg

Le couronnement des œuvres de miséricorde, c’est de prier Dieu pour les vivants et pour les morts, d’éprouver que nous sommes ensemble, ceux qui sont encore en chemin et ceux qui sont parvenus au terme de leur route terrestre, après le grand passage. Dans la liturgie pour les défunts, il existe une belle prière : « Conduis notre frère jusqu’à sa demeure éternelle (…) Et nous qui restons ici-bas, donne-nous la force de faire de notre vie une marche vers toi… ». Les morts intercèdent pour les vivants qui en retour prient pour eux. C’est un échange, c’est ce que l’Eglise vit dans la communion des saints : au sein d’un échange mystérieux, nous recevons les uns des autres la force de croire et d’aimer.  Lire la suite »

La patience de Dieu

Supporter patiemment les personnes ennuyeuses

Frère Maurice Billet

fr Maurice Billet – op. Couvent de Lille

« Supportez-vous les uns les autres, et si quelqu’un a quelque grief contre l’autre, pardonnez-vous mutuellement ; comme le Seigneur vous a pardonné, faites de même, vous aussi. Et par-dessus tout, revêtez l’amour : c’est le lien parfait » 1 Col 3, 13-14.

Le verbe « supporter » est la plupart du temps une invitation à faire bonne figure dans les difficultés. Avec le sentiment que nous ne pouvons rien faire pour changer notre propre situation ou celle des autres. Les enfants du voisin sont bruyants. Qu’y puis-je ? En famille, en communauté, dans la paroisse, il y a des impasses, des lassitudes. On se connaît depuis si longtemps, il n’y a plus rien à découvrir. La fatalité pèse sur nos épaules. Lire la suite »

Conseiller ceux qui en ont besoin

fr. Alain Riou, op. Couvent de Lille

fr. Alain Riou, op. Couvent de Lille

Les conseils souvent m’agacent, ceux que je reçois comme ceux que je donne, parce que la plupart sont évidents et pourtant on ne les suit pas. Alors, à quoi bon les conseils ? Est-ce ce doute qui m’a amené, comme certains me l’ont fait remarquer, à évacuer de ma prédication les impératifs et les subjonctifs, ou leurs équivalents – les il faut, les nous devons. Et pourtant Jésus dans les Évangiles, Paul et les autres apôtres dans leurs lettres, emploient de ces impératifs et subjonctifs, comme Dieu a donné ses commandements à Moïse ! Lire la suite »

Consoler les affligés

« J’espérais un secours, mais en vain des consolateurs, je n’en ai pas trouvé » (Psaume 68, 21)

fr. Pierre Hugo, op Couvent de Lille

fr. Pierre Hugo, op
Couvent de Lille

Consoler ! Ce mot peut sembler sentimental, dérisoire, et pourtant il est essentiel dans une existence. On dit de Saint Dominique qu’il était le consolateur de ses frères. Il ne s’agissait pas pour lui de simples gestes de bonté ou de tendresse. Il s’agissait pour lui de consolider ses frères, de les encourager à aller de l’avant.

Consoler, pourquoi ? La pire pauvreté dans l’épreuve, tristesse, maladie, deuil, c’est d’être seul, sans relation, de n’avoir personne, de se croire abandonné de tous et même de Dieu. Consoler, c’est peut-être tout simplement se tenir là, se rendre présent à celui qui n’a plus d’appui au monde.

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Instruire les ignorants

fr Emmanuel Dollé, op - Couvent de Lille

fr. Emmanuel Dollé, op. Couvent de Lille

La miséricorde, ce débordement d’attention, d’affection et d’amour désintéressé peut-elle supporter que certains hommes, certains enfants, soient murés dans les prisons de l’ignorance sans espoir de libération ?

L’aptitude de lire et d’écrire est une liberté fondamentale reconnue par l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Combattre l’ignorance est le devoir de tout homme, et il n’est pas besoin d’être chrétien pour accomplir cette œuvre de justice fondamentale.

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