Vidéo Marche dans la Bible

Avent dans la Ville

De la relation à la rencontre, par Jean Vanier

Découvrez la quatrième vidéo exclusive de Jean Vanier

Nous sommes tous faibles, fragiles, en attente d’être reconnus. Tous, nous devons parcourir un chemin qui est va de la relation à la rencontre véritable de l’autre ; c’est ce que chacun aspire pour lui-même.

Permettre à l’autre d’être lui, sans jugement ni a priori est une ouverture pour l’autre et pour soi. Le regard change, on respire et la vie devient simple.

Ô Clemens, ô Pia

Découvrons la troisième vidéo de Domini Cantores. Il s’agit de  la fin du Salve Regina: Ô Clemens, ô Pia (Ô Clemente, Ô Miséricordieuse, Ô Douce Vierge Marie).

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Viens Seigneur habiter parmi nous !

Dieu a choisi la Vierge Marie, c’est en elle qu’Il a fait sa demeure.

Le fruit de ses entrailles est béni.

Toutes les générations la diront bienheureuse !

 

 

damienDamien, membre des Domini Cantores, étudiant à Lille, Viens habiter parmi nous ! C’est le titre de notre retraite. Où souhaiterais-tu que le Seigneur vienne habiter ? De quelle manière interprètes-tu ce thème ?

Quel beau thème ! Quelle invitation à remettre le Seigneur au cœur de notre vie et de notre quotidien ! C’est aussi l’occasion pour nous de s’ouvrir à lui en lui laissant prendre sa place en nous. « L’inviter à habiter parmi nous » signifie pour moi le laisser m’habiter et me transcender en tout moment de ma vie, dans mes gestes les plus quotidiens comme dans mes plus grandes décisions. Oui Seigneur, viens habiter ma vie !

Nous nous préparons à célébrer Noël, tu es étudiant, qu’est-ce que représente cette fête pour toi ?

Noël représente pour moi une partie vraiment importante de mon année d’étudiant. Souvent, après des examens de fin de trimestre, cette période me permet de prendre du temps pour moi, pour ceux qui me sont chers et pour Dieu. L’avent nous ramène à l’essentiel et permet de nous préparer au mieux pour accueillir celui qui prend notre condition. Ce temps est pour moi le temps d’une joie progressive qui devient complète le jour de Noël.

Domini Cantores nous enchantent tout au long de la retraite, le chant a-t-il une importance particulière pour toi ?

Clairement oui, chanter est l’un de mes plus grands plaisirs et j’ai très souvent une chanson dans la tête. En grandissant, je me suis rendu compte que le chant était pour moi l’une des plus belles façons de prier, le chant me permet de vraiment me « connecter » à Dieu et m’élever vers lui. Il me permet de me mettre à l’écoute. Encore récemment, j’ai pris conscience à quel point le chant est la manière la plus belle qu’a Jésus pour me toucher et me parler. Chanter est quelque chose de très profond pour moi.

Interview de frère Jean-François Bour

Frère Jean-François Bour, du couvent de Tours, est le troisième prédicateur de notre retraite. Avec lui, la venue de Dieu ne fait pas de nous des passifs -inactifs. C’est le message qu’il veut nous transmettre. En venant parmi nous, Dieu nous transforme en ses collaborateurs.

dsc_0065Frère Jean-François, après un long passage en terre musulmane tu vis à nouveau en France. Pourrais-tu nous retracer les grandes étapes de ton parcours ?

Je suis né en Lorraine en 1970 dans une famille de tradition rurale et ouvrière. Au cours de mes années d’études en sciences politiques à Strasbourg, j’ai mieux découvert l’ordre des dominicains. Leur synthèse des dimensions contemplative, intellectuelle et apostolique m’attirait énormément et j’avais une grande soif d’annoncer l’Évangile. Étant donné que j’ai fait 2 années de coopération en Égypte après le noviciat, le provincial de l’époque m’a tout naturellement demandé si j’acceptais de me préparer à y vivre. L’Égypte m’avait beaucoup marqué, séduit même, et j’ai répondu oui joyeusement. Avec d’autres frères, nous avons donc commencé à apprendre l’arabe, d’abord en France puis en Égypte carrément. Cet apprentissage de la langue et l’immersion en Égypte ensuite, car j’y fus assigné, m’ont passionné. Au Caire, dans l’Institut dominicain d’études orientales, il s’agissait de rencontrer les gens dans leur diversité, de poursuivre le travail de nos prédécesseurs et de continuer à étudier la pensée musulmane en la regardant de l’intérieur et pour elle-même. Avec la vie quotidienne en communauté, je m’investissais surtout dans deux champs, l’édition régulière de la revue de recherche de l’Institut et l’enseignement dans un centre de formation de l’Église copte catholique. En 2008, je suis rentré en France et j’ai alors été recruté par le service national de l’épiscopat pour les relations avec les musulmans. Je travaille également pour promouvoir les relations interreligieuses dans mon diocèse à Tours.

Cet investissement en faveur des relations avec les musulmans influence-t-il ta manière de prêcher l’Évangile ?

 Disons que cela m’a rendu attentif à plusieurs choses : d’abord que le Salut peut se comprendre comme une relation, une guérison des relations, le mystère d’une communion qu’il s’agit à la fois de guetter, de recevoir et de vivre même quand c’est laborieux.

J’ai été profondément touché aussi par ce que j’appellerais l’universelle beauté de l’humanité. À travers des cultures tellement différentes, des langues si variées, des religions vraiment multiples, l’être humain se révèle d’une exceptionnelle profondeur, capable d’amour, d’amitié, de grandeur, de beauté.

De mes parents, j’avais déjà reçu un regard avant tout positif sur les personnes. Notre père saint Dominique et mes frères dominicains ont incarné ce regard. Ma vie égyptienne l’a décuplé.

Devant les difficultés actuelles et l’état du monde, je veux persévérer, regarder toute personne avec ce regard-là, oser la confiance.

Dans tes méditations que nous allons découvrir, tu insistes sur le thème du monde à construire, c’est un beau thème pour nous préparer à Noël. Quelle est la place de l’enfant de la crèche dans ce monde à venir ?

L’enfant de la crèche met devant nos yeux d’abord tous les enfants à qui nous devons léguer un monde vivable. Je ne sais pas si nous mesurons à quel point Jésus, né petit enfant parmi nous, nous place devant nos responsabilités.

Le petit enfant de la crèche met aussi en lumière bien des dysfonctionnements de la communauté humaine, bien des scandales. Devant ce petit enfant, on mesure mieux encore l’horreur qui se produit, violences, magouilles, soif de pouvoir, discours mensonger, démission et indifférence là où il faudrait faire face. Lumière difficile à supporter peut-être, mais combien salutaire. Ce petit enfant est une lumière dans le chantier du monde, regard lumineux qui croit en l’homme : il remet chacun à sa place et il rend nos cœurs enfin féconds.

Qu’est-ce qui t’a poussé à développer ce thème durant cette retraite ?

 Je porte ce thème en moi depuis très longtemps. Ma conviction est que, pour le christianisme, Dieu remet vraiment l’homme dans la pleine conscience de sa vocation, le rend capable d’assumer un rôle qu’il a voulu lui confier au commencement du monde. Il fait de nous plus que des partenaires en réalité, je suis persuadé qu’il nous veut complices de son projet d’amour et de paix, et il attend notre contribution, notre inventivité, sans aucun doute.

Apprendre la tendresse, par Jean Vanier

Découvrez la troisième vidéo exclusive de Jean Vanier

La manière dont on considère la faiblesse de l’autre renvoie chacun à sa manière d’envisager sa propre fragilité. L’Arche offre une école  de vie où l’on apprend la tendresse.

Chacun découvre qu’il a besoin non seulement d’un plus petit mais aussi d’un plus grand que soi.

Jeudi prochain : une nouvelle vidéo témoignage de Jean Vanier…..

L’Arche dans le Nord de la France

20161108_150256_1478613876473Christian, tu es directeur de la communauté de L’Arche de Wambrechies dans le Nord. Quels sont les grandes étapes de ton parcours personnel ?

J’ai 40 ans, marié et père de 5 enfants Paul, Jean, Baptiste, Louise et Rose. Mon parcours est « classique ». J’ai grandi dans un milieu simple avec une famille aimante. Après mes études, j’ai travaillé dans un cabinet de conseil tout en nourrissant un engagement associatif avec les communautés de Foi & Lumière et une communauté de l’Arche près de Nantes pour un poste de gestion. C’est quelques années plus tard, après avoir été appelé par l’Arche du Sénevé, que j’ai pris conscience que l’Arche était plus qu’un engagement associatif, mais un appel pour moi et ma famille qui allait transformer notre vie.

Il y a 2 ans, on m’a appelé à prendre la responsabilité de la communauté de l’Atre à Wambrechies. Un défi de s’inscrire dans une histoire riche et passionnante, un défi par rapport aux appels du monde d’aujourd’hui.

Comment se caractérise la vie au sein de la communauté ?

La communauté de l’Atre comprend 3 foyers et un centre d’accueil de jour. Il y a 29 personnes adultes avec un handicap mental qui sont accueillies soit en foyer, soit comme externe, soit les deux. Certaines personnes travaillent en ESAT à l’extérieur en journée. C’est un établissement médico-social à part entière

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