Vidéo Marche dans la Bible

Le corps naissant

Nous sommes des êtres de relation. Avant même notre naissance, déjà nous sommes attirés par l’autre. L’haptonomie propose par exemple aux parents de poser leur main sur le ventre de la maman pour entrer en relation avec leur enfant. Une expérience forte de don de soi, de communion qui met en contact avec la vie dans ses origines. Un émerveillement.

Interview des sœurs dominicaines d’Estavayer-le-Lac

Les sœurs moniales d’Estavayer-le-Lac fêtent cette année leur jubilé des 700 ans de présence continue dans leur monastère (cliquer pour visiter leur site internet). Pour cette troisième semaine de carême, elles nous font la joie de méditer avec nous sur l’étonnante rencontre de Jésus avec la femme de Samarie.

asset-version-7d57a635b3-108020Chers sœurs, dans vos méditations, vous parlez des fatigues et des joies de la samaritaine, quelles sont les fatigues et les joies d’une sœur moniale ?

Une moniale partage bien des fatigues communes à tout être humain. Mais comme chacun, elle expérimente que, au-delà des choses à faire (et même une moniale a beaucoup à faire!), ce qui épuise c’est surtout l’éparpillement, et le souci exagéré de ce qui n’est pas l’essentiel. Quand on réussit à garder les yeux tournés vers Dieu qui nous a appelées à nous occuper surtout de lui, alors vient la joie… et bien du repos.

Vous fêtez cette année vos 700 ans de présence continue à Estavayer-le-Lac, y-a-t-il dans votre vie un élément qui demeure et un élément qui a évolué ?

Notre vie de moniales dominicaines est une vie à l’écart pour chercher Dieu ensemble et servir nos frères et sœurs humains par la prière. En sept siècles, le propos n’a pas changé. Cependant, cette prière pour tous se concrétise depuis quelques décennies par une plus grande proximité avec ceux qui fréquentent notre hôtellerie, notre prière liturgique, notre site internet… et aussi avec vous, retraitants de « Carême dans la ville » ! Les contacts particuliers donnent du corps à notre prière qui se veut résolument universelle mais pas désincarnée.

Vous vivez toute l’année, les mêmes sœurs, dans un même lieu, qu’est-ce qui vous permet de faire ensemble un seul « corps » ?

Le Christ, qui est la Tête du Corps. C’est lui qui fait l’unité entre nous…mais pas sans nous ! Notre règle (celle de Saint Augustin) dit : « Pourquoi êtes-vous réunies si ce n’est pour vivre d’un seul cœur et d’une seule âme en Dieu ? » Voilà l’horizon… on avance vers lui par l’écoute mutuelle, la recherche du bien commun, le pardon offert et reçu 77 x 7 fois…au moins !

Le corps en marche

Marcher, une expérience si simple et si riche. Admirer les paysages, tisser des liens dans l’effort partagé. Jésus a marché pour proclamer la Bonne Nouvelle. Une famille a marché sur le chemin de Saint Jacques et ils ont vécu ensemble les rires et la joie de la Bonne Nouvelle. Ils nous communiquent leur bonheur en image.

Interview des frères de Yaoundé

Notre retraite se déplace pour cette deuxième semaine de carême en Afrique, au Cameroun, une terre riche de culture et de peuples traversée parfois de graves conflits. Les frères du couvent de Yaoundé nous partagent leur espérance et leur joie de contempler Jésus transfiguré.  

IMG_5748Frère Lucas, tu t’intéresse à la prédication par les médias, comment t’es venu cette idée ?

Mon intérêt de la prédication par les médias remonte à mes premières années dans l’Ordre notamment au noviciat et au studentat d’Abidjan (Côte d’Ivoire) en voyant certains frères travailler à la radio et surtout à travers l’émission « Jour du Seigneur de France 2 ». Par ailleurs, j’avais découvert les médias comme moyen pouvant véhiculer une culture ou former la conscience droite.  Mon intérêt vient de ce désir de prêcher l’évangile de vie par les moyens modernes.

Au couvent de Yaoundé, il y a des frères étudiants de divers nationalités africaines, comment la communauté arrive à faire corps ?

Le couvent de Yaoundé est un lieu de formation où nous avons des frères originaires d’environ sept pays. Pour nous, la pluralité est vécue à la fois comme richesse et brisure. Richesse parce que nous apprenons dans le contexte qui est le nôtre à accepter l’autre dans sa particularité. La pluralité est également une école qui permet de construire des ponts et de parvenir à l’unité.

Au cours de ta vie, comment a évolué ta compréhension de la parole de Jésus « Ceci est mon corps » ?

Pour moi, cette parole de Jésus faisait référence au pain consacré reçu à la messe. Mais je me suis aperçu qu’il était non seulement question de corps offert gratuitement pour l’humanité mais aussi d’un corps qui s’unit au nôtre pour former un corps saint. Je pense donc que Jésus nous parle aussi de notre propre corps appelé à recevoir les germes divins.

 

La danse des corps

La danse est la louange du corps. Pour le psalmiste, la danse manifeste la vitalité, l’abondance de la vie. Pas étonnant que les pères de l’Église décrivent la communion trinitaire comme une danse. Qui mieux que le peuple d’Afrique peut nous introduire dans cette exaltation ?