Le pèlerinage du Rosaire à Lourdes est le grand rendez-vous de la famille dominicaine aux alentours de la fête de Notre-Dame du Rosaire, le 7 octobre. Nous sommes quelques frères du couvent de Lille à rejoindre ainsi cette semaine les 20 000 pèlerins du Rosaire. La charité, le sourire, la compassion et la joie sont au rendez-vous !

Les pèlerins, les malades, les hospitaliers, les pisciniers, les choristes,les brancardiers, les hôtesses d’accueil, les frères et sœurs et le bon millier de jeunes viennent là, dans les sanctuaires en procession, par petits groupes ou individuellement, tôt le matin ou tard le soir. Que cherchent-ils?  ils viennent pour se ressourcer , gratter le fond de leur cœur pour y retrouver l’espérance enfouie, confier les épreuves de la vie, goûter aussi la miséricorde du Seigneur, s’émerveiller enfin de découvrir en acte les « signes visibles du Royaume tout près de nous ».

Entre le Rosaire et les psaumes, un chiffre : 150 !

L’histoire du Rosaire trouve sa source dans les monastères avec livre des psaumes. A partir du XIII° s., les frères et sœurs ne sachant pas lire – et donc chanter les psaumes – vont réciter le « Notre Père », puis des « Ave Maria ». Le dominicain Alain de La Roche, fondateur des confréries du Rosaire, dira ainsi au XV°S., « Le Rosaire, c’est le psautier de la Vierge Marie ». En fait, la récitation que l’on connait aujourd’hui est le résultat d’une évolution complexe sur plusieurs siècles. Retenons seulement ici que saluer Marie, c’est comme lui offrir une couronne de fleurs, « un petit chapeau », .. un « chapelet ». Saluer Marie, c’est comme lui offrir une couronne de rose, .. le « rosaire » !

Une dame dans un rocher

A Lourdes, en entrant dans la Grotte, les pèlerins prient, se recueillent devant la source, touchent les parois du rocher, exprimant ainsi leur confiance en Dieu. « Le Seigneur est mon roc, ma forteresse et mon libérateur. Il est mon Dieu, le rocher où je me réfugie » Voilà le Psaume 17 mis en acte. Toucher le rocher représente notre « amen » à Dieu, solide comme le roc.

Un autre passage des psaumes percevant de loin ce lien maternel qui unit Marie et le peuple croyant, prophétise que « les plus riches du peuple … quêteront ton sourire » (Psaume 44, verset 13). A Lourdes, les plus riches ont parfois, souvent même, les traits des plus pauvres. Mais tous le diront, ils sont riches de ce qu’ils donnent aux autres. A lourdes, c’est le monde à l’envers qui se retrouvent à l’endroit.

Nous vous emmenons avec nous … et vous confierons à Marie. Déposez sur le blog votre intention et nous la porterons à la grotte (nous vous lirons car…  nous emportons nos ordinateurs portables !)