Notre retraite se déplace pour cette deuxième semaine de carême en Afrique, au Cameroun, une terre riche de culture et de peuples traversée parfois de graves conflits. Les frères du couvent de Yaoundé nous partagent leur espérance et leur joie de contempler Jésus transfiguré.  

IMG_5748Frère Lucas, tu t’intéresse à la prédication par les médias, comment t’es venu cette idée ?

Mon intérêt de la prédication par les médias remonte à mes premières années dans l’Ordre notamment au noviciat et au studentat d’Abidjan (Côte d’Ivoire) en voyant certains frères travailler à la radio et surtout à travers l’émission « Jour du Seigneur de France 2 ». Par ailleurs, j’avais découvert les médias comme moyen pouvant véhiculer une culture ou former la conscience droite.  Mon intérêt vient de ce désir de prêcher l’évangile de vie par les moyens modernes.

Au couvent de Yaoundé, il y a des frères étudiants de divers nationalités africaines, comment la communauté arrive à faire corps ?

Le couvent de Yaoundé est un lieu de formation où nous avons des frères originaires d’environ sept pays. Pour nous, la pluralité est vécue à la fois comme richesse et brisure. Richesse parce que nous apprenons dans le contexte qui est le nôtre à accepter l’autre dans sa particularité. La pluralité est également une école qui permet de construire des ponts et de parvenir à l’unité.

Au cours de ta vie, comment a évolué ta compréhension de la parole de Jésus « Ceci est mon corps » ?

Pour moi, cette parole de Jésus faisait référence au pain consacré reçu à la messe. Mais je me suis aperçu qu’il était non seulement question de corps offert gratuitement pour l’humanité mais aussi d’un corps qui s’unit au nôtre pour former un corps saint. Je pense donc que Jésus nous parle aussi de notre propre corps appelé à recevoir les germes divins.