Catherine Motte anime notre deuxième semaine de retraite. C’est un nouveau départ, une nouvelle semaine. Avec elle, nous marcherons sur un chemin intérieur. Chacun sera invité à descendre jusqu’au fond de lui-même, c’est là que le Seigneur vient faire sa demeure.

dsc_0074-1Catherine, que souhaites-tu partager avec les internautes de Retraite dans la Ville qui souhaitent mieux te connaître ?

Je ne sais pas quoi dire et je n’ai pas forcément envie de me faire connaître, après tout, ce n’est pas moi l’important ! Je mettrais bien un faux nom et une fausse photo…

Aller voir sur le « carême dans la ville 2016 » le témoignage commis lors de la semaine des parents d’enfants extra-ordinaires ?

Dans tes méditations, tu nous aides à descendre en nous-mêmes pour aller trouver Dieu. Peut-être est-ce typiquement féminin de vivre les événements de l’intérieur ? Penses-tu que cela vaut aussi pour la foi ?

N’étant pas une théologienne de haut vol, je ne pouvais pas vous emmener dans des hauteurs sidérales, alors je vous ai entraînés dans un voyage intérieur, en profondeur, là où Dieu vient s’accrocher à vous. On me dit que c’est typiquement féminin, mais je crois que c’est valable pour tous. Accueillir Dieu en soi est une gestation. L’avent nous le rappelle avec Marie qui nous montre à tous le chemin. Je vous ai entraînés dans mon chemin de conversion. Mais la conversion… n’est-ce pas une affaire de tous les jours ?

Qu’est-ce que tu retiens de ce thème « viens habiter parmi nous », quel est le message principal que tu aimerais nous communiquer ?

Dans : « viens habiter parmi nous », je retiens d’abord : « viens habiter en nous », alors le regard change et nous pouvons voir Dieu en l’autre et dans nos relations, dans nos actes.

Que pourrais-tu partager avec nous sur cette expérience de prédication sur Internet avec Avent dans la Ville ?

Quand on m’avait dit : « je vais, un jour, te demander de prêcher », j’avais répondu : « surtout, inutile de me demander cela, je refuserai ». Et quand le frère Xavier me l’a vraiment demandé, je n’ai pas pu refuser. Il a fallu alors que je dépasse mes pudeurs, pour livrer un peu de ma relation à Dieu pour l’offrir aux internautes. Il faut s’arrêter, chercher, creuser, se demander ce qui vaut le coup d’être diffusé, ce qui peut toucher les autres, les rejoindre ou peut-être même leur offrir un champ d’investigation spirituelle. Tout cela, en restant vraie. Ensuite, présenter son travail aux autres prédicateurs, passer sous les fourches caudines de leurs jugements. Exercice très intéressant cependant, dans le respect de chacun, en ayant comme point de mire le lecteur. En espérant qu’il y trouvera un petit viatique pour sa route vers Noël.